Maintenant qu'on commence à bien se connaître, vous et moi, il est temps que je vous parle de La Bretagne. Ca résonne un peu comme "La Montagne" si vous regarder Game of Thrones en français, mais en pas pareil.
Donc La Bretagne, c'est ce mec que j'ai rencontré en l'an dernier. Vacances au soleil entre copines, l'occasion se prête pour s'éclater comme il se doit.
Tout commence un après-midi à bronzer, où deux mecs bien gentils, mais bien lourds viennent nous accoster sur la plage. Que les choses soient claires, si j'me barre à l'étranger me ressourcer, c'est pas pour entendre parler français. Je rajouterais à cette phrase un "à la base", que vous comprendrez en poursuivant la lecture. On leur dit donc qu'on se capte dans la semaine, "on se tient au courant", mais sans aucun échange de numéros. Oups.
Et puis un soir, un peu éméchées, enfin certaines plus que d'autres, on retombe sur la team de Français en plein milieu de la rue. Ca tombait bien, j'avais besoin d'un plan bédo. On discute de banalités, et le voilà sortie de derrière ses potes : La Bretagne. Au risque d'en faire tout un plat, ce mec est juste : une bombe. Nos regards se croisent, on discutent vite fait, le mec m'envoie le numéro d'un type qui aurait de la weed, je suis contente, on se salue poliment.
Je reçois un texto de sa part le lendemain : "Vous faites quoi ce soir ?". Je vous passe mon état d'excitation, j'ai beau avoir un coeur de pierre, je reste une meuf. Et une meuf, quand un beau mec s'intéresse à elle, ben c'est un mélange de panique et d'excitation. Du coup, on s'organise une soirée dans un bar, on les rejoint. Bordel, en plus d'être canon, le mec est serviable, gentil, a de la discussion... On passe une excellente soirée, on se marre bien. Le lendemain on s'écrit encore, il s'intéresse à ma vie, me dit qu'il veut me voir. Ce que nous ne feront pas. Les vacances se terminent, je pensais que cette idylle de vacances aussi.
Mais que néni mes chers amis, lorsqu'une semaine plus tard, je décide de faire mes bagages et de partir le rejoindre dans sa contrée bretonne. (Vous faites le rapprochement avec la Bretagne maintenant ?) Ca tombe bien, je ne connais pas la région, croyez-le ou non.
Boule au ventre, c'est la première fois de ma vie que je me barre sur un coup de tête. Je suis plutôt le genre de personne à m'organiser un minimum à l'avance. Là, faute de temps, je n'avais pas vraiment le choix.
Vrai prince, le mec vient me chercher, me propose une balade sur la plage, m'invite au resto. On se marre bien. C'est cool, sans pression. Peut-être parce qu'on sait que notre histoire est déjà morte.
Arrive la nuit, je m'attends à des ébats enflammés, du sexe à n'en plus finir, retourner tout le Air'b'n'b et faire hurler les voisins faute de bruit... Bon, je n'ai rien contre les mini-pénis si l'utilisation en est bonne, mais là de nous d'eux, y'en a qu'un qui prenait son pied. Je sentais les minutes passées à défaut de quelconque sensation dans le bas ventre, heureusement, ça n'a pas durer des heures... J'aurais pu mettre ça sur le compte du stress peut-être, mais je n'ai aucune excuse valable pour un "C'était bien, non ?" à la fin de ce coït... Apathique ? Au secours, grosse alerte, moment de gêne esquivé par un "ouais ouais". Je n'allais quand même pas dire merci. On s'est gentiment endormi, lui plus vite que moi. Le lendemain, il était temps que je rentre, on s'est dit au revoir et malgré tout, c'était bien sympa.
Et puis, par la suite, on s'est éloigné, on a arrêté de s'écrire, de se donner des nouvelles, de se parler. Mais une chose est sûre, si tous les chemins mènent à la Bretagne, visiblement ils ne mènent pas tous à l'orgasme.