Lorsque j'ai fait la rencontre de Axel, je n'étais certainement pas en état de faire la conversation.
Nous étions à un concert de hard rock, mon niveau d'alcoolémie bien hard aussi. Il faut dire que j'avais réussi à combattre la flemme, manger très peu et enquillée deux bouteilles de blanc. Jusque là, tout allait bien. Ce fût sans compter sur la présence du rhum. Un dicton bien connu aurait dû me mettre la puce à l'oreille : "Vodka et Téquila, à la gueule de bois tu survivras". Rhum, ça rime avec "colostrum", tout de suite moins glamour. J'aurais du venir voir le guet-apens.
Axel a une gueule d'ange pour un look de Bad Boy. Mon coeur fait un bon, était-ce l'ivresse de l'amour ? Plutôt l'ivresse tout court.
Pour tout avouer, je ne me souviens guère de cette soirée. Simplement le souvenir d'une lourdeur sans nom pour m'emmener en after. Le ridicule ne tue pas, mais la honte fait tout de même quelques dégâts.
Une semaine plus tard, je recroise Axel, taux d'alcoolémie équivalent à la lucidité cette fois-ci. Le mec est accompagné d'une gazelle, ils ont l'air triste et désemparé. Je suis enjouée. Le mec ne nous salue même pas, nous passons tout droit et nous amusons au rythme d'une soirée endiablée.
Quelques jours plus tard, Axel m'écrit, me demande comment je vais. Les réseaux sociaux donnent cette sensation d'accessibilité. Plutôt sur la défensive la conversation prend un tournant amusant :
- Hello comment vas-tu ? Alors comme ça je t'ai dragué la dernière fois ?
(Pour ma défense, je ne m'en souviens plus. Excuse valable ?)
- Ah tiens on dit bonjour aujourd'hui ? Oui, tu étais visiblement plus avant que la semaine dernière en tout cas.
BAM REINE DE LA PUNCHLINE. Parfois, il faut s'auto-féliciter, c'est bon pour le moral.
- On s'est vu la semaine dernière ? Je ne m'en souviens pas.
- Chacun son tour.
S'en suive des formalités d'usage tel que "Tiens mon numéro c'est plus simple pour parler.", "Ca te dit on se matte un film demain soir ?". Alors j'ai dis oui. A ce moment précis je suis partagée entre plusieurs émotions : la naïveté genre "il se passera rien, il est en couple" et l'envie de lui en faire baver.
Seulement voilà, je passe une bonne soirée, il est 3h du mat et je n'ai plus du tout envie de rentrer.
Je vous passerais les détails de ce coït endiablé. S'en est suivi de nombreuses soirées, à raison de bien plus d'une par semaine, mais ce sera le sujet d'autres articles.
Aujourd'hui, je vois toujours Axel. Ca fait un mois qu'on se dit qu'on ne doit plus se voir, mais après ce week-end, c'est promis, on arrête.
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