lundi 19 juin 2017

7 jours / 7

C'est au court d'une soirée que j'ai croisé Rémy. Rémy ça rime avec gentil et c'est bien là le début des problèmes.
Si tu es un homme et que tu lis ce post, sache que la femme a besoin de virilité, de confiance en soi, de caractère. Enfin sur un échantillon de consommatrices composé de mes copines et moi, ça fait du 99% d'adeptes.

Donc Rémy, c'est le mec que tu rencontres en soirée, avec qui t'as un bon feeling, a bon humour, mais qu'est pas trop ton style. Physiquement parlant, j'entends bien. Comme un célèbre dicton nous dis que "sur un malentendu, on sait jamais", je ne me suis bien évidemment pas arrêté à ça.
Rémy s'inquiète donc du fait que je sois bien rentrée, de savoir comment je vais, ce que je fais dans la vie. "Il est plutôt sympathique, ne nous ne concentrons pas uniquement sur le physique." me suis-je répétée sans cesse aux cours de nos conversations.

Seulement voilà, c'était sans compter sur la lourdeur de l'extrême du type. "Suis mois, je te fuis" tu connais pas, gars ? Je vous explique :

Jour 1 : Nous allons tranquillement boire un verre au soleil, on discute, pas de pression, pas de malentendu, c'est cool. "Sympathique, oublie le physique", n'oublions pas le leitmotiv.

Jour 2 : Repos + réception d'un texto "Tu viens à la soirée demain ?"

Jour 3 : Réponse au texto de la veille : "Je sais pas, j'te redis" + organisation pour aller à la dite soirée en question.
Nous allons donc dans ce bar bien sympa, on voit du monde, on se marre bien. Et puis on croise Rémy, forcément. Le mec discute un peu, viens nous voir, me paie une bière. On passe une bonne soirée, je rentre. S'en suit une conversation de personnes légèrement éméchées, et toujours "Sympathique, je vois flou son physique".

Jour 4 : Le jour 4, c'est là que tout à commencer. Le mec veut se balader en mode rencard, manger au resto, allez en terrasse, allez au ciné, en bref : il fallait esquiver. Je lui propose donc une invitation chez moi, pas le meilleur des plans, mais c'est le moins pire de tous. Rémy arrive donc, tout pimpant, on s'enfile quelques bières et une chose en entrainant une autre, vers 3h du mat' il me galoche bien gentiment. Il rentre, je dors.

Jour 5 : Réception de "On se voit ce soir ?" Ma motivation sur une échelle de 1 à 10 doit s'élever à 4, mais bon, dans la vie faut faire des efforts, et une soirée Netflix me semble être un échappatoire pas trop désagréable. SAUF que, le mec arrive, me roule une pelle, me prends dans ses bras... Malheur ! Rémy s'est cru en couple. Avec moi ! Je panique. "Plus du tout sympathique, je ne vois que son physique", torture, châtiment, mon chemin de croix ! Plus qu'un guet apens, je me sens prise au piège dans mon propre appartement.
Je commence donc à chercher tous les stratagèmes possibles et inimaginables pour le virer de chez moi, mais avec délicatesse. Au bout de quelques heures de "Je suis fatiguée", - baillements -, "oooh je bosse tôt demain", Rémy décide de s'en aller, même si je cite : "il aurait préféré dormir chez moi".
Rebelotte qu'il m'embrasse pour me dire au revoir, mon coeur s'emballe, j'ai des palpitations, je frôle la crise cardiaque. Ne confondez pas, l'amour ça donne des papillons dans le ventre, pas des ulcères à l'estomac.

Jour 6 : Réception de "Soirée Netflix ce soir ?" Bon ok, les papouilles c'est cool, mais là faut faire un truc. Envoi de "Je vois une pote dsl".

Jour 7 : Réception de "J'ai envie de voir, je passez chez toi ?" Trop pour moi, le physique a repris ses droits. Envoie de "Désolée, c'est pas toi c'est moi".

Evidemment, j'y ai mis les formes, vous m'avez pris pour qui ? Mais je vous passe les détails sur le sujet.
Par contre, si tu es une femme, et que tu fais partie de ces 1% ayant besoin d'un mec version bisounours, j'te file son num : dispo H24 7jours/ 7.

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